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Il était une fois...

J’ai toujours habité en banlieue parisienne. Plus ou moins urbaine, plus ou moins rurale. À la maison, enfant, il y a Edith Piaf, Brahms, Jean-Jacques Goldman, Wagner, Elvis Presley, le piano et mes Legos. Mais aussi un refrain :
« Quand tu seras grand, tu pourras choisir ce que tu as envie de faire ».
Avec Metallica, Rage et les Red Hot, mon premier choix est fait : je veux jouer de la batterie.
Je fais alors une rencontre est déterminante. Judson Huss (Steppenwolf), le père du bassiste de mon premier groupe est là aux répétitions. Il nous apprend à jouer Hendrix, les Beatles, les Stones, Cream, les Doors
Cela scelle mon deuxième choix : « quand je serai grand, je serai musicien ».

Bon élève contrarié par le système éducatif, je cumule les prix de conservatoires et autre école de batterie. Il faut bien se tailler une légitimité. Je fréquente le réseau jazz et musiques improvisées. Vite ce milieu, tout comme la batterie, m’ennuient. J’ai besoin d’y ajouter des refrains, un pad électronique, des couplets, un synthé pour la main gauche, ma voix…

La batterie et la banlieue impliquent deux choses : avoir une voiture et un local. Aujourd’hui, dans mon jardin, j'ai fabriqué mon propre studio, en bois. J’y joue, compose, réalise de la musique.

Cette fois je ne choisis plus, je fais les trois. Après tout, c’est un peu comme jouer aux Legos.